Marché européen
Les incertitudes restent nombreuses autour de la situation au Moyen-Orient. Entre l’ouverture et la fermeture du détroit d’Hormuz, il convient de savoir lire entre les lignes des déclarations des différents protagonistes. Entre la dernière séance de la semaine passée et ce jour, de nombreux éléments ont encore évolué, non sans conséquences pour les marchés. Vendredi, le violent repli du pétrole a entraîné l’ensemble des marchés dans son sillage, notamment le colza, qui a chuté de -14 €/t sur l’échéance Août, à 488 €/t. De son côté, le blé a cédé -1,50 €/t sur l’échéance Mai, à 191,25 €/t.
Bien que, ce lundi, les fondamentaux n’aient pas évolué par rapport à la semaine passée, le contexte géopolitique et macroéconomique est tel que la fermeté devrait notamment regagner les marchés de l’énergie. Le pétrole s’affiche dans le vert, prenant en compte la nouvelle escalade des tensions. Dans le même temps, la parité euro/dollar repasse sous les 1,18. Bien que les origines hexagonales n’aient pas à rougir de leur compétitivité, les ventes restent timides en raison d’acheteurs internationaux discrets ces dernières semaines. Par ailleurs, bien qu’active aux achats, l’Algérie demeure peu encline à s’approvisionner en France.
Sur le terrain, les conditions culturales à travers le globe restent globalement correctes, à l’image de la France, où Céréobs annonce les pourcentages de cultures jugées de bonnes à excellentes comme suit :
- Blé : inchangé par rapport à la semaine passée, à 84 %
- Orge d’hiver : inchangé à 81 %
- Orge de printemps : -1 point, à 93 %
Annoncées en baisse de près de 10 %, les surfaces de maïs sont chahutées dans le contexte actuel. Selon les services de FranceAgriMer, les travaux des champs affichent une avance de 31 %, contre 9 % la semaine passée.
Marché américain
Élément catalyseur, la météo américaine reste sous le feu des projecteurs. Le manque de précipitations sur les blés d’hiver a longtemps pénalisé le potentiel de rendement. L’incertitude demeure, avec des conditions de cultures qui se sont nettement dégradées ces dernières semaines.
Dans le même temps, la question des surfaces de maïs et de soja pour la prochaine campagne continue de se poser. Face à la hausse significative des prix de l’urée, les producteurs pourraient réduire les emblavements de maïs par rapport aux dernières estimations de l’USDA. Le manque de rentabilité de la céréale reste palpable et devrait rebattre les cartes des productions américaines.
Du côté de l’Argentine, la récolte de soja progresse, avec environ 10 % des surfaces moissonnées. Les premiers retours sur les rendements sont excellents et laissent entrevoir des volumes importants. Concernant le maïs, la récolte est avancée à hauteur de 25 %, avec des rendements en nette amélioration, flirtant avec des niveaux records.
Enfin, le contexte géopolitique demeure sous étroite surveillance et contribue pleinement à la forte volatilité observée sur les marchés ces dernières semaines.
Marché mer Noire
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