Marché européen
La première séance de la semaine a été dynamique, avec des cours orientés à la hausse. Tous sont parvenus à sortir de leur zone de support, à l’image du blé Euronext échéance septembre, qui revient sur ses plus hauts depuis environ un mois. Le colza, de son côté, s’éloignait des 500 €/t pour revenir au-dessus de la zone psychologique des 510 €/t sur l’échéance août.
Toutefois, le principal moteur de la hausse est bel et bien le maïs, puisqu’en s’échangeant autour de 219 €/t sur l’échéance novembre, ce produit enregistre un nouveau plus haut de contrat. Il faut dire que les craintes montent chez les opérateurs, à l’image du mercure qui s’affole partout dans l’Hexagone. La nette baisse des surfaces en France et en Europe de l’Est s’ajoute à ces pertes de potentiel, ce qui participe naturellement à la fermeté des cours.
À l’heure où les récoltes se poursuivent en France, l’hétérogénéité reste de mise. À l’image de la météo des derniers mois, les rendements sont disparates et les pluies localisées se reflètent dans les résultats.
Sur la scène internationale, le pétrole revenait sur ses plus bas du début de soirée, soit proche des niveaux d’avant-conflit. Il faut dire que des progrès majeurs ont été réalisés dans les discussions entre Iraniens et Américains. Ces derniers évoquent un accord définitif dans un délai de 60 jours, de quoi rassurer les opérateurs.
Marché américain
Chicago n’est pas dans la même posture que son homologue européen et pour cause, les cours peinent à s’éloigner de leurs zones de support. Le maïs échéance septembre en est l’illustration parfaite, puisqu’il avoisine toujours les 4,20 $/boisseau. Même constat pour le soja, qui évolue encore autour des 11,10 $/boisseau.
La fragilité des cours s’explique par des conditions de culture jugées, pour l’heure, correctes. L’USDA l’a mis en lumière hier en maintenant la part des cultures de maïs et de soja jugées bonnes à excellentes à respectivement 68 % et 66 %.
La récolte de blé d’hiver se poursuit dans le pays, avec 40 % des surfaces désormais moissonnées. Le rythme reste soutenu, avec une progression de 15 points par rapport à la semaine dernière. Côté rendements, les opérateurs confirment des résultats dégradés, conséquence d’une météo qui n’aura pas épargné les farmers locaux.
À moyen terme, tous auront les yeux tournés vers le rapport trimestriel de l’USDA. Les stocks, mais surtout les surfaces, y seront actualisés, ce qui apportera davantage de visibilité sur les arbitrages d’assolement aux États-Unis, dans un contexte de flambée des prix des engrais.
Marché mer Noire
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