Marché européen
Les cours du pétrole, tout comme plusieurs produits agricoles, viennent tester des zones techniques de support après le repli observé depuis plusieurs semaines. La parité euro/dollar s'apprécie légèrement et affiche un timide retour sur le niveau de 1,14.
En France, l'avancée des récoltes progresse et apporte toujours son lot d'hétérogénéité sur les rendements en fonction des régions. La précocité devrait ainsi permettre d'avancer rapidement dans les travaux et d'avoir une vision plus claire du potentiel de production de la nouvelle récolte, avec notamment les résultats attendus dans la région des Hauts-de-France. Sur Euronext, les cours du blé se sont rapprochés de la zone de support de 200 €/t hier en journée, pour finalement afficher une timide hausse en fin de session. Les cours du maïs, toujours soutenus par les inquiétudes liées aux chaleurs et aux pertes de volumes annoncées, marquent, en ancienne récolte comme en nouvelle récolte, des hausses sur le marché à terme d'Euronext, tout comme sur le marché physique. Face à cette situation, on notera un écart de prix toujours important entre les prix du maïs dans la zone du Sud-Ouest et ceux de l'Est de la France, tout comme l'écart actuel entre le prix du maïs et des autres céréales à paille.
Les cours des oléagineux marquaient un repli en parallèle des récoltes qui avancent également. Les cours de l'échéance Août 2026 sur Euronext se rapprochent ainsi de points techniques. Les cours du canola canadien viennent également s'appuyer sur des zones de support actuellement, retrouvant des niveaux comparables aux récents plus bas de juin. Les révisions à la hausse par StatCan des estimations des surfaces en colza pour la campagne à venir apportent un élément rassurant, confortant la hausse des surfaces qui était attendue. En dépassant 23,44 millions d'acres, la progression des surfaces de canola au Canada s'affiche à +8,4 % par rapport à l'an dernier.
Marché américain
De nombreux produits sont revenus tester hier, en cours de séance, leur récent plus bas, voire marquer de nouveaux plus bas, à l'image de l'échéance Décembre 2026, pour finalement clôturer la séance en hausse. Les opérateurs attendaient en effet les mises à jour de la part de l'USDA sur la taille des stocks trimestriels et les révisions des surfaces de production.
La baisse attendue des surfaces de blé s'est ainsi confirmée, avec un repli des surfaces de blé de printemps et de blé dur par rapport aux estimations de mars dernier, mais aussi par rapport à l'an dernier. Ces cultures sont respectivement annoncées à 9,39 et 1,83 millions d'acres. À cette baisse des surfaces vient s'ajouter le repli des surfaces de blé d'hiver, dont les récoltes montrent des rendements décevants. Le repli des surfaces, tous blés confondus, est de l'ordre de -2,36 % par rapport aux estimations de mars dernier de l'USDA. Ce recul a apporté un élément de soutien aux prix du blé SRW. L'échéance Septembre 2026 revient ainsi se négocier au-dessus de 5,90 $/bu ce matin, après s'être échangée sous 5,75 $/bu hier en séance.
Les cultures de soja valident la hausse attendue des surfaces par rapport aux estimations de mars dernier et surtout par rapport à l'an dernier. L'assolement atteint désormais 85,3 millions d'acres, une hausse motivée par la rentabilité de cette culture. Avec un chiffre dans la fourchette des attentes, les cours du soja ont également clôturé en hausse en fin de séance.
Les surfaces en maïs enregistrent, sans surprise, un repli par rapport à l'an dernier, mais les nouvelles estimations de l'USDA en cette fin juin sont équivalentes aux prévisions de mars dernier, affichées à 95,34 millions d'acres, et conservent ainsi le rang de première culture américaine. À Chicago, les cours du maïs, échéance Décembre 2026, ont connu hier une forte amplitude de variation, marquant un nouveau plus bas de contrat en début de journée à 4,2575 $/bu pour finir la journée au-dessus de 4,35 $/bu et ainsi compenser une bonne partie du mouvement de repli de la veille. Les surfaces étant désormais confirmées, les opérateurs resteront très attentifs aux conditions des cultures et à l'évolution des conditions météorologiques à l'approche de la période de floraison.
Marché mer Noire
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